Manoir Laroque- Delprat

La présence de la famille Laroque est attestée à Autoire à partir de 1605.
Pierre Laroque, époux de Madeleine de Sirot (voir Château de Busqueilles) eurent un fils, Bertrand-Louis, né à Autoire le 13 décembre 1699, qui devint juge à la châtellenie de Castelnau-Bretenoux.
En 1831, « Lou Roque Del Prat » (C'est 'origine de l'appellation du manoir) est avérée propriété de Jean-Baptiste Laroque, lui aussi juge à la châtellenie de Castelnau-Bretenoux.
On ignore cependant si ses aïeux, qualifiés de « bourgeois » (exerçant donc les professions de notaire, avocat, juge, …) en furent les premiers propriétaires. Ce qui est possible si l’on se réfèrent à l’époque probable de son achèvement( style XVIéme-XVIIéme).
Le dernier des Laroque était commandant à la Garde Nationale.

A l’extérieur, le manoir présente, à l’instar des autres édifices qui lui sont contemporains à Autoire,  toutes les caractéristiques d’un édifice bourgeois du XVIIéme siècle : un plan en L articulé autour d’une cage d’escalier droit à plusieurs volées de grandes fenêtres, des lucarnes à fronton classique, surmontées de boules.

A l’intérieur, sa particularité réside dans une pièce du premier étage de 7,5 mètres sur 5, faisant office de chambre, qui renferme un plafond plat peint (voir photo).

 Dans les angles de ce plafond, on trouve un chiffre représentant 3 initiales entrelacées (A C L), qui seraient, selon toutes vraisemblance  celle d’Alexandre de Clermont-Lodève (1580-1621), baron de Castelnau-Bretenoux, dont les somptueuses fêtes furent célébrées par Francois Maynard.
Ces initiales sont surmontées d’une couronne comtale, vraisemblablement une allégeance au vicomte de Turenne, suzerain de la seigneurie d’Autoire à cette époque.

Le plafond figure depuis 2007 à l’inventaire supplémentaire des monuments historique.

 

(Extraits : Nicola Bru, revue du patrimoine Midi-Pyrénées)